jardinage d'intérieur

La combinaison de plusieurs faits, comme les confinements à répétition à cause du covid-19, le besoin de faire des économies, ou encore l’envie de retourner à un mode de vie plus écologique, a conduit de nombreuses personnes à créer et à entretenir eux-mêmes un potager ou un jardin d’intérieur. Cet engouement est réel puisque depuis 2019 puisque la plupart des commerces spécialisés en la matière ont constaté une hausse dans leurs chiffres d’affaires. En matière de culture indoor, la compréhension de quelques principes est indispensable pour obtenir de bons résultats.

1. Le choix de l’emplacement

Avant de parler de culture hydroponique d’intérieur, la première chose à faire est de déterminer le bon emplacement. Deux facteurs entrent en jeu, dont la première est la luminosité naturelle. Heureusement, des solutions existent si jamais cet éclairage n’est pas suffisant, comme l’utilisation de réflecteur et de lampes par exemple. En second lieu vient la question de l’accessibilité et de la visibilité. L’une des raisons qui font qu’un jardin d’intérieur se détériore est que l’emplacement est trop éloigné des zones fréquentées par les habitants de la maison. Mettre cet espace vert dans un passage ou dans un endroit bien visible, dans la mesure du possible, lui garantit un meilleur entretien.

2. Les plantes faciles à entretenir

Certaines plantes sont plus délicates que d’autres, notamment les espèces tropicales comme les orchidées qui demandent un environnement particulier, plutôt humide et ombragé. Pour un débutant, mieux vaut se concentrer sur des genres plus faciles à élever comme les pothos, les cactus, ou encore les dracaenas. Ces plantes n’ont besoin que de peu d’entretien et permettent aux jardiniers en herbe de se familiariser avec les différents outils, les vocabulaires, les terreaux et les autres supports de culture.

3. Utilisation d’une chambre de culture

De la lumière et un bon système d’irrigation sont essentiels, d’où l’importance d’un bon emplacement. Heureusement, les chambres de culture existent pour ceux qui ne disposent pas d’un ensoleillement naturel adéquat ou qui désirent un rendement plus élevé. Ces infrastructures fonctionnent un peu comme un micro serre. L’environnement y est parfaitement maîtrisé, depuis la lumière en passant par la température et le système d’irrigation, même la qualité de l’air y est contrôlée grâce au filtre à charbon. Pour les débutants qui ont peur de tout rater, cet équipement représente un bon investissement et permet de faire pousser pratiquement les différentes plantes, comme celles du potager, voire même les hors saison.

4. Le maximum de renseignements sur les plantes

Les bonnes informations permettent d’optimiser les gestes. Connaître la saison idéale pour planter facilite l’entretien, mais permet également de faire des économies en matière de dépense énergétique, notamment en ce qui concerne la lumière. Dans cette quête d’informations, la personne ne doit jamais oublier de se renseigner sur les éventuelles maladies que peuvent attraper les plantes ainsi que le degré de leur toxicité. Ces pathologies proviennent généralement des virus et des champignons qui peuvent entraîner inévitablement leur mort. À propos de la toxicité, certaines plantes sont extrêmement dangereuses comme le laurier-rose, la ciguë tachetée ou encore l’acotinum, raison pour laquelle acheter les graines et les jeunes plants dans un commerce spécialisé est hautement recommandé à un débutant.

5. Le choix du meilleur substrat

Substrat et terreau sont des mots qui reviennent souvent dans le jardinage d’intérieur. Généralement, les gens l’utilisent parce que le sol traditionnel manque. L’utilisation de ce support de culture entre dans la discipline de l’hydroponie puisque ce produit ne contient pratiquement pas de nutriments pour la plante. Les éléments essentiels proviennent d’une solution à part, ajoutée dans l’eau d’irrigation. Plusieurs types de milieux d’enracinement, comme le sable, les billes d’argile et la laine de roche, existent et certains conviennent mieux à certaines espèces de plantes que d’autres. De par ce fait, la personne ne doit pas hésiter à demander l’avis d’un professionnel pour choisir le bon support de culture pour ses plantes d’intérieur.

6. Investissement dans les bons outils

Les bons outils font certainement les meilleurs jardiniers. Au moment de débuter, le mieux est d’investir directement dans des matériels de qualité, même si les appareils en question sont basiques. Le travail se fait mieux avec des outils familiers, ce qui implique forcément des équipements qui durent dans le temps.

7. Le temps nécessaire pour l’entretien

Les entretiens sont importants pour permettre aux plantes de grandir normalement. Ces travaux sont donc indispensables, à commencer par leur offrir les bonnes nourritures régulièrement en eau et en sels minéraux. De temps à autre, penser également à vaporiser le feuillage d’eau, à retirer les feuilles mortes et à vérifier l’intensité de la lumière. Après un certain temps, le jardinier doit vérifier également si la plante n’a pas besoin de rempotage. L’action n’est ni longue ni compliquée mais demande du terreau, un pot plus grand et un minimum de délicatesse pour ne pas casser les végétaux.