Les escargots sont la terreur de tous les jardiniers amateurs. Ce sont des parasites particulièrement voraces dans le jardin. On montre dans l’article comment prévenir l’infestation par les limaces.

Les limaces sont des décomposeurs utiles dans la nature. Mais ils causent des dégâts dans le potager. On peut les éviter ou s’en débarrasser de manière efficace et écologique.

Le principal problème est une espèce de limace qui a été introduite depuis la Méditerranée : la limace espagnole. Ces animaux sont d’une part plus voraces et moins gourmands que les limaces indigènes, et d’autre part plus résistants au soleil et à la sécheresse. Les chasseurs de limaces indigènes, comme les hérissons et les crapauds, dédaignent la limace espagnole car elle produit beaucoup de bave et a un goût amer. De plus, il est assez mobile, pour un escargot, son rayon d’action peut atteindre 15 mètres par jour !

Dommages dans les cultures arables

L’humidité de base élevée en juillet et août pose un problème majeur pour l’agriculture. La surveillance actuelle des escargots montre que les populations de limaces espagnoles et de limaces des champs sont en constante augmentation et que ces ravageurs affectent gravement les nouveaux semis de colza, de blé et de cultures dérobées.

Dans les cultures arables, l’application de granulés anti-limaces est presque le seul moyen de contrer avec succès la pression élevée des limaces. La situation est différente dans le jardin familial, car le jardinier amateur dispose de plusieurs alternatives pour contenir le parasite des limaces.

Comment lutter contre les limaces ?

  • Ramassage des escargots (fastidieux, il faut de la constance, il faut enlever les animaux sans danger)
  • Utilisation de plantes attractives comme les soucis et la moutarde pour concentrer les escargots en quelques endroits.
  • Application d’anti-limaces (avec possibilité de substances actives conventionnelles et biologiques)
  • Construction de pièges à bière (à remplir constamment, pas très efficace, la bière a tendance à attirer encore plus d’animaux)
  • Construction de barrières telles que des clôtures anti-limaces (coût élevé, pas toujours esthétique), des clôtures électriques (coût, entretien élevé), de la chaux, de la poussière de roche ou de la sciure de bois résineux (toutes inefficaces lorsqu’elles sont humides, la chaux à forte dose augmente le pH du sol) ou du gel (résistant à la pluie et ne contenant pas de toxines).
  • Entretien préventif du sol (arrachage des grosses miettes de terre pour transporter les œufs à la surface, remplacement du vieux paillis d’écorce)
  • Encouragez les insectes bénéfiques tels que les hérissons et les crapauds en offrant un maximum de cachettes naturelles aux ennemis des limaces dans le jardin. Bien qu’il ne mange qu’exceptionnellement des limaces espagnoles, il préfère les petites limaces grises des champs, qui ont également un bon appétit.
  • Utiliser les canards en fuite contre les limaces.
  • Assécher les voies d’accès aux cultures. Au début de l’été, les limaces sont très voraces. Il faut donc les décourager. On peut encercler ses plants avec des matières déshydratantes de la cendre de bois, de la sciure, des aiguilles de pin ou des coquilles d’œufs finement broyées. Sans mucus, impossible pour elles de se déplacer. À renouveler régulièrement par temps humide ou pluvieux.

Une alternative moins courante est l’élevage de canards ratites indiens. Ces adorables oiseaux aquatiques sont d’avides exterminateurs d’escargots. Si vous avez un jardin suffisamment grand et que vous offrez aux canards la possibilité de se baigner, vous aurez beaucoup de plaisir avec les animaux. Après un court laps de temps, on ne trouve plus d’escargots sur le terrain des canards courants. Au contraire, si vous voulez faire plaisir aux animaux avec leur nourriture préférée, vous devez chercher des limaces à l’extérieur du jardin. Il est recommandé de protéger le potager avec une clôture, car ils ne rechignent pas à manger une tête de laitue fraîche.

Le compromis : les produits peu toxiques

Certains produits contre les limaces sont peu toxiques. Leur impact sur l’environnement est faible. Mais pas nul. Si on les utilise, bien lire l’étiquette et respecter les consignes d’utilisation à la lettre.

Les vers chasseurs de limaces. Le Phasmarhabditis hermaphrodita est un ver microscopique. On répand ces nématodes sur le sol humide, où ils vont chercher leur proie. Ils s’introduisent dans la limace et l’empêchent de s’alimenter. C’est la lutte biologique. On les utilise de façon curative dès que la température atteint 5°C. Ils agissent environ 2 mois. Le coût est assez élevé.

Des granulés à base de phosphate de fer. Ce produit efficace est faiblement toxique. Les limaces qui s’en nourrissent arrêtent de s’alimenter et meurent. L’idéal est de placer les granulés lors du semis, avant la levée.

La volaille est soumise à l’enregistrement

Important dans ce contexte, les propriétaires de volailles sont légalement tenus d’enregistrer leurs animaux auprès du Fonds des maladies animales. Il en va de même pour les animaux d’autres espèces (pas les chiens ni les chats), peu importe qu’ils soient détenus dans des fermes ou comme animaux de loisirs privés. Le contexte est celui du contrôle des maladies animales par le gouvernement. Vous trouverez de plus amples informations à ce sujet sur le site web.

Éviter les produits conventionnels

On trouve des pesticides contre les limaces dans les commerces : sous forme de poudre, de son, de granulés ou de liquide à vaporiser.

La plupart des produits conventionnels sont polluants, même bien utilisés. Ils sont aussi toxiques pour beaucoup d’organismes. Par exemple, le carbamate s’attaque au système nerveux des mollusques. Mais il est aussi toxique pour les coccinelles, les vers de terre, les oiseaux et la faune aquatique.

Attention à l’usage du métaldéhyde. Ce produit était autorisé en agriculture biologique. Il y est maintenant interdit. Il est toxique pour les animaux à sang chaud. Son action est très forte. Il tue les limaces mais aussi les grenouilles, les hérissons, les chiens, les chats. On évite donc d’en utiliser un vieux stock qui trainerait au fond de la remise.

Produits utilisables en agriculture biologique

Plus récemment des granulés à base de ferramol ont fait leur apparition. Ils sont utilisables en agriculture biologique et surtout ils sont sans danger pour les hérissons, animaux domestiques et pour l’homme. Ils agissent en bloquant la production de mucus qui permettent aux limaces de se déplacer et ils sont par ailleurs sans toxicité pour les cultures environnantes et pour le sol.

Ces produits résistent à l’humidité et dure ainsi plusieurs semaines. Vous constaterez leur efficacité très rapidement.

Répandez les granulés de préférence un soir par temps humide ou après une bonne averse. À renouveler autour des pousses n’ayant pas atteint une dimension suffisante pour résister aux assauts.