Avez-vous déjà entendu parler de la prairie ? Ce mot anglais qui n’a pas de traduction exacte en italien indique un type de pelouse qui semble inculte, mais qui est en réalité complètement artificielle.

La prairie n’est pas une prairie, ni un champ, ni une simple prairie fleurie. Ce n’est même pas ce qu’on appelle la « pré rustique » (au sens de « rural »).

La prairie est un concept de prairie créé ad hoc, donc pas une formation spontanée, de la façon dont les herbes et autres plantes peuvent former des étendues herbeuses même de vaste extension, de manière décorative et avec peu ou pas d’entretien, y compris l’arrosage
En plus des graminées, vous pouvez utiliser des légumineuses comme le trèfle, spontanées ou cultivées, auxquelles s’ajoutent d’autres plantes, annuelles, bulbeuses ou vivaces.

Selon les écosystèmes, le climat et la situation morphologique du sol, il peut se présenter de manières très différentes : il peut être plus ou moins bas, sec ou fleuri. Elle peut être ornementale tout court ou fonctionnelle au soutien de la faune sauvage et à la reconstitution d’espèces botaniques originales, ou présenter des introductions totalement inédites de flore allochtone.

Le mot prairie
Très populaire ces dernières années, aimé et détesté à la fois, en Italie il a été tenté plusieurs fois de traduire le terme, mais avec des résultats inexacts. Le mot semble dériver d’un ancien terme germanique qui désignait un terrain générique sur lequel la tonte était périodiquement pratiquée.
Il a aujourd’hui un sens techniquement assez précis, acquis plus aux USA qu’ailleurs : un ensemble de graminées et autres plantes qui demandent peu d’entretien, qui est relaxant et permet de marcher comme une pelouse, même si elle sera plus haute ( plus ou moins au genou). Il peut être fleuri ou non et présente les caractéristiques d’un enherbement combinées à celles de la bordure ou de la haie.
L’exemple le plus simple ? Semez des annuelles et n’utilisez la tondeuse que là où vous souhaitez créer des chemins.

Simple seulement en apparence
Parfois, une prairie peut sembler négligée, presque inculte. Ce n’est ni une erreur ni un problème : c’est dans la nature de ce type de plantation, dans lequel le flétrissement n’est pas refondu.
Un champ parsemé ça et là de plantes ornementales, normalement utilisées en plate-bande, comme la Rudbeckia au premier plan, mais laissée en désordre et mal fertilisée, peut paraître négligé et simple : en réalité c’est exactement le contraire. L’effet recherché est la relocalisation esthétique de plantes habituellement utilisées dans des contextes plus purement ornementaux, et moins maîtrisés par la main.

Et il faut un oeil.

Redécouverte des plantes indigènes…
La prairie, notamment aux USA, a pris une connotation fortement écologique. Outre la tendance au xéropaysage et à la moindre utilisation possible d’engrais et d’eau, l’utilisation extensive de la prairie, notamment dans les aménagements paysagers contemporains, a impliqué la valorisation d’espèces spontanées, originaires des zones des grandes prairies des États centraux, qui à leur tour ont connu une augmentation exponentielle de l’intérêt, y compris pour le tourisme, principalement en raison des œuvres de l’écrivain William Least Heat-Moon, qui a enchanté le monde en racontant son esprit sauvage, complexe et à certains égards insaisissable et mystique.
Plus tard, ces plantes ont été lentement récoltées et reproduites par les pépiniéristes et sont progressivement entrées sur le marché.

… Et allochtone
Contrairement à d’autres types de groupements biologiques plus ou moins spontanés, la prairie accepte l’introduction de plantes à valeur habituellement ornementale, comme les glaïeuls ou les anémones, pour autant qu’elles soient adaptées au contexte. Les plantes bulbeuses sont largement utilisées, car elles perdent leur partie aérienne à la fin de l’été et se prêtent à ce que l’on appelle le « big chop », c’est-à-dire une coupe quasi nulle qui est effectuée chaque année ou périodiquement, selon le type. d’entretien.

Le végétal
Lorsque vous optez pour une prairie, vous partez généralement de deux situations : soit le sol nu pour être planté de toutes pièces, soit un champ plus ou moins non cultivé dans lequel insérer progressivement des végétaux.
Il part toujours d’une plante de graminées, qui peut être plus basse dans les zones les plus piétinées, et plus hautes dans celles moins proches de la maison. Généralement on opte pour des plantes de taille moyenne, au port élargi, comme Festuca, Calamagrostis, Pennisetum , qui sont très communes et faciles à trouver en pépinière et au jardin. Les sols plus humides peuvent accueillir des joncs et des Thypa . Un monde à part sont les carex, qui ont une quantité importante d’espèces et de variétés.
Vous devez donc très bien connaître la structure de votre sol pour identifier les graminées à partir desquelles partir, et avoir en tête (mieux conçu) un plan dans lequel les hauteurs des plantes sont bien délimitées.
Une prairie n’est pas que « de l’herbe »
La complexité de la prairie réside dans sa capacité à accueillir des plantes typiques des bordures mixtes. Il ne s’agit pas seulement d’un choix d’herbes (graminées ou légumineuses, ou autres), mais l’inclusion judicieuse de plantes capables de se débrouiller seules dès la première année avec seulement des pluies, sans irrigation d’urgence. La sagesse n’exclut pas le hasard, donc l’autodiffusion des plantes, en effet, elle le prévoit !
Lorsqu’elle est très élaborée, une prairie perd un peu de sa spontanéité et de son apparente négligence, devenant une véritable bordure d’une grande richesse en graminées, accompagnée de floraisons plus ou moins évidentes ou variées, décomposées ou rigides, avec présence de port musculaire, tels comme Phormium . Dans ces cas, le choix des couleurs joue un rôle très important, qui doit créer des contrastes assez forts.
La prairie décorative
Sur la photo un jardin très luxueux, élaboré avec soin et avec beaucoup de soin dans le choix des couleurs et des types de graminées comme arrière-plan et premier plan. Certes, un jardin comme celui-ci a besoin d’un certain soin et même d’eau, mais beaucoup moins que s’il s’agissait d’un jardin traditionnel, avec des masses de fleurs et une végétation luxuriante.
N’excluez pas l’eau !
La prairie a un fort penchant pour le xéropaysage, mais là où l’eau abonde, il n’y a aucune raison d’y renoncer.
Une chose n’exclut pas l’autre et, en effet, l’eau contribue à donner à la prairie une touche féerique et très british (en fait, nous sommes ici à Londres).