Quantcast
Mercredi 15 mai 2013 3 15 /05 /Mai /2013 16:12

Icône blog coup de projLa tomate est un légume très à la mode malgré les fréquents épisodes de mildiou. Nul jardinier ne renoncerait à planter sa culture de tomate malgré les désillusions des années précédentes. Et le commerce, comme à son habitude flaire le bon coup. Pour être beaucoup sorti, ce printemps, dans les jardineries, fêtes des plantes ou encore au supermarché du coin, je me suis amusé à relever les prix des plants de tomates.

 

Conclusion de ce petit exercice ? Acheter ses plants de tomates au meilleur rapport qualité/prix s'avère très compliqué. Il y a vingt ans, lorsque mon père achetait ses pieds de tomates les tarifs étaient très homogènes entre le petit horticulteur local et les jardineries. De plus les variétés étaient très limitées avec de la traditionnelle Marmande, de la Saint-Pierre  et avec quelques hybrides peu répandus. En équivalent Euros (car à l'époque c'était en Francs), on pouvait obtenir un beau pied de tomate pour 50 ou 60 centimes chez l'horticulteur du coin (soit aux environs de 3 à 4 francs). En plus nous repartions souvent avec un pied de tomate cerise offert...

 

tomate-culture

 

Ce printemps j'ai relevé dans ma région des tarifs qui allaient de 49 centimes à 7,90 euros. Les 49 centimes ont été observés dans un supermarché qui vendait les plants de tomates en barquette de dix pieds (4,90 euros). Les plus chères étaient vendues dans une jardinerie à 7,40 euros le pied. Dans une même fête des plantes, d'un producteur à l'autre les tarifs allaient de 1,50 à plus de 2 euros.

 

Alors pourquoi de telles différences ? Il y a de nombreuses raisons à cela. La première est qu'il y a vingt ans les matières premières liées à la production de pied de tomates étaient moins chères. Depuis le prix des terreaux ont flambé, notamment en raison des fluctuations des tarifs de la tourbe, ainsi que l'eau et le chauffage des serres. Deuxième raison, le marché s'est diversifié. Le retour des anciennes variétés, plus rares et donc plus chères à produire augmente la facture d'autant plus que tout le monde s'en met plein les poches, car l'appellation "légume ancien" est presque devenue une marque à part entière. Et avec la communication des blogueurs et autres passionnés de jardinage, la demande augmente chaque année.

 

La diversité de l'offre c'est aussi l'apparition il y a quelques années de plants bio produits dans des pots biodégradables que l'on plante directement en terre. Certaines jardineries jouent sur cet argument pour augmenter le prix. Seule l'enseigne Botanic qui a organisé sa production de plants bio dans différentes formules (pieds à l'unité ou en motte dans des barquettes en bois,...) propose des plants abordables pour chaque besoin. Ce n’est pas pour faire de la publicité pour Botanic, partenaire de ce blog, mais parce que je suis allé vérifier sur place en comparant avec un concurrent (Jardiland en l'occurrence).

 

Pour les plants de tomates les plus chers (7,90 euros l'unité, mais 4 euros le lot de trois plants en promo toujours chez Botanic) il s'agit de plants greffés et bio, sachant que l'on en trouve des non-bios pour 5 à 6 euros pièce dans les autres enseignes. Quant aux plants de supermarchés à 49 centimes, je ne vous parle pas de leur piètre qualité et de leur aspect chétif: c'est du mildiou assuré pendant l'été.

 

Pour conclure, si vous êtes un jardinier économe qui aimez l'aventure semez vous-même vos plants de tomates. Certains n'achètent même pas de graines en récoltant celles de l'an passé pour les resemer (à l'exception des hybrides et des graines de tomates issues de légumes du commerce).

 

 

Vous voilà prévenus...

Par Hortiman - Publié dans : Coup de projecteur sur
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 17 avril 2013 3 17 /04 /Avr /2013 15:07

Depuis environ deux ans des désherbants qualifiés de biologiques par leurs créateurs commencent à apparaitre dans les jardineries. Apparus en 2010, deux désherbants possèdent cette étiquette éco-responsable à savoir le désherbant polyvalent de la gamme Naturen de fertiligène et le désherbant Finalsan® de chez Neudorff.

Le premier (fertiligène) n'est que du simple vinaigre blanc que l'on vend en jardinerie à un tarif 15 fois plus élevé par rapport à du vinaigre cristal que l'on trouve en supermarché. Le second, le désherbant de Neudorff vendu à gros coup marketing avec une importante PLV (Publicité sur le Lieu de Vente dans le jargon commercial) dans les jardinerie est présenté comme un produit miraculeux tant pour son efficacité que pour son faible impact environnemental.

desherbant-finalsan

Dans la composition de Finalsan® on retrouve de l'acide pélargonique et de l'hydrazide maléique. L'argument est que l'acide pélargonique est un produit naturel et végétal que l'on retrouve dans les géraniums (pélargonium): c'est sûr que dans la tête du consommateur un géranium ne peut pas être "méchant". L'hydrazide maléique est lui un régulateur de croissance (produit chimique de synthèse) utilisé notamment comme anti-germinatif sur pommes de terre: son impact environnemental à long terme est un peu flou par manque d'études...

Dans la fiche officielle d'homologation disponible sur un site du ministère de l'agriculture on découvre que l'utilisation de ce désherbant est limitée à deux applications sur une même plante ou zone par an. C'est également indiqué en tout petit dans la brochure publicitaire que l'on trouve en jardinerie à coté du produit. Sur cette brochure on peut facilement remarquer une surenchère d'arguments flatteurs pour un jardinier souhaitant éradiquer ses mauvaises herbes aussi efficacement qu'un désherbant chimique traditionnel. Et assez étrangement je trouve des similitudes avec la méthode utilisée par Monsanto pour vendre son Roundup®...

Il y a notamment sur l'emballage la présence d'un chat et d'un chien avec un texte très rassurant pour leurs propriétaires indiquant que ces très chères bêtes peuvent aller gratouiller la terre sans danger quelques heures après le traitement. Cela ne vous rappelle rien ? Allez souvenez vous cette publicité pour le Roundup® à la télévision où l'on voyait ce brave toutou détruire un pissenlit avec un petit psschit de désherbant pour recupérer un os qu'il avait enterré là !! Et avec la mention (qualifiée de mensongère qui a été interdite par la suite): "désherbant biodégradable". 

Comble de la surenchère ce désherbant Finalsan® de Neudorff agit plus vite que le Roundup® à son époque, les mauvaises herbes brunnissent en moins de trois heures (Photos à l'appui sur la brochure), mais la s'arrête la comparaison.

Neudorff étant une société allemande j'ai fait quelques recherches pour trouver des liens et informations intéressantes. Les matières actives du désherbant Finalsan®, homologué auprès des autorités européennes, est aussi utilisé chez une autre société allemande: COMPO. COMPO étant propriétaire de la marque Algoflash qui est à l'origine du lancement de la gamme Axoris à propos de laquel j'ai déja écrit un article. Parmi les partenaires de Neudorff on trouve l'UPJ, sorte syndicat officiel et "officine" de lobbying après des politiques et instances dirigantes pour les produits phytopharmaceutiques (pesticides). L'UPJ étant la petite soeur de la puissante UIPP (Union des Industries des Produits Phytopharmaceutiques). Lors de mes recherches sur google je suis aussi tombé sur la fiche (de ce désherbant) dans la boutique en ligne de plantes-et-Jardins.com avec un avis quelque peu orienté. En voici le contenu:" Nous l'attendions avec impatience, voici le premier désherbant révolutionnaire, rapide, de longue durée et biensûr respectueux de la philosophie Neudorff [...]". Et sur le site de Neudorff qu'est-ce que l'on découvre ? Un partenariat explicite entre les deux sociétés.

Pour conclure, je ne suis pas là pour tenir des propos dénigrant tel ou tel produit qui aurait des vertus écolos. Il est évident que si les actuels jardiniers utilisateurs de Roundup se tournait vers ce type de désherbants moins nocifs. Il y aurait tout de même un progrès. Mais même la plus vertueuse des sociétés commerciales est comme toutes les autres: il faut faire tourner la "boutique" et faire des bénéfices. Et pour cela on retrouve les mêmes méthodes de communication que les poids lourds du secteur auprès du grand-public et avec des alliances obligées avec des groupements peu vertueux sous peine d'être exclu du marché.

Par Hortiman - Publié dans : Coup de projecteur sur
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 21 mars 2013 4 21 /03 /Mars /2013 16:25

Icône blog humeurC'est par hasard lors de mes courses dans une grande surface de Moselle (Lorraine) que j'ai découvert un musée des horreurs végétal. La grande distribution ce n’est pas ma tasse de thé, préférant largement la petite boutique bio pour mon alimentation. J'y suis donc allé parce que j'avais besoin d'une casserole (vous allez me dire que c'est très très intéressant, l'achat d'une casserole en émail méritant bien un article dans un blog jardin...).

 

Cependant c'est une tout autre casserole que j'y ai déniché et je dirais même une perle. Mon oeil est tombé sur un groupement de caddies dans le rayon jardinage de cet hypermarché. Les clients choisissaient frénétiquement des végétaux parmi ce qui semblait être la promotion de la semaine. Flairant la bonne occase de faire un article acide de plus sur ce que j'appelle le garden-business je ne fus pas déçu.

 

Un rayon complet de plantes en pots (arbustes et vivaces) qui semblaient provenir d'un camp de concentration végétal: vous trouvez l'expression un peu forte et mal venue. Et bien je peux vous dire que si ces végétaux avaient pu parler ils m'auraient décrit leurs effroyables conditions de culture et les mauvais traitements qu'ils auraient subis.

 

Je n'avais pas assez de mes dix doigts pour lister les maladies dont étaient atteintes ces pauvres plantes. Je veux bien être qualifié de Brigitte Bardot des plantes, par la tristesse et la honte que j'ai ressenties à ce moment-là. La honte et la colère pour les producteurs qui ont osé mettre "ça" en vente. Ce ne sont que des plantes vont dire certains, mais je m'y connais en plantes, et si tous les produits alimentaires de la grande distribution sont à l'image de ce que l'on voit dans le rayon des végétaux on a du souci à se faire...

 

photinia-malade

 

A l'image de ces pensées atteintes de pourriture grise (botrytis) ou encore de ces pauvres photinia (photo) dont on ne savait pas s'ils avaient gelé ou étaient atteints de phytophthora, une maladie très grave en pépinière (peut-être les deux). C'est scandaleux, mais le plus ahurissant c'est que les gens achetaient . Le photinia en pot de 2 Litres était vendu 4,95 euros... impensable !

 

Après la vache folle, l'industrie et la distribution ont inventé le photinia fou. Pourvu que cela ne se transmette pas à l'homme...

Par Hortiman - Publié dans : Humeur de jardinier
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Lundi 4 mars 2013 1 04 /03 /Mars /2013 14:02

Cette année j'ai été l'un des 17 blogueurs jardinier à avoir été invité au salon de l'agriculture par l'enseigne Botanic. Contrairement à certains de mes camarades blogueurs, je n'avais pas d'appréhension particulière vis-à-vis du salon. En effet vu de province, le salon de l'agriculture peut avoir l'image d'un zoo touristique pour Parisiens qui découvrent avec effroi que le lait qu'ils boivent le matin sort du pis d'une vache...

 

En raison d'un imbroglio avec l'hôtel, j'ai eu le privilège de discuter en tête à tête, à la terrasse d'un café, avec les responsables de la communication de Botanic dans une ambiance très décontractée. Le repas de midi a été l'occasion de faire d'enrichissantes rencontres avec d'autres blogueurs-jardiniers. Ce fut pour moi, qui suis d'ordinaire très réservé et discret un vrai défit pour l'ensemble de la journée.

 

Vers 14h nous prenions le chemin vers le salon et le stand de Botanic ou nous fîmes la rencontre avec des employés de l'enseigne pour le moins passionnés (c'est un euphémisme...). Pour avoir travaillé dans une jardinerie concurrente, je me suis rendu compte que Botanic était une entreprise à part. Dans le monde actuel dominé par les intérêts personnels et financiers ils cultivent une douce utopie communicative autour de l'écologie. Mais peut-on parler encore d'utopie ? En effet ils mettent en pratique leurs convictions écologiques au point de mettre en un danger calculé les finances de l'entreprise. La preuve en est, la suppression des rayons de l'ensemble des pesticides, représentant 15% du chiffre d'affaire de chaque point de vente de l'enseigne...

 

stand-botanic

 

Les mauvaises langues vont dire que cela n'est que de la communication destinée à utiliser les blogueurs que nous sommes pour faire de la promotion déguisée. C'était la crainte que j'avais avant cette rencontre. Mais l'objectif n'est pas uniquement de faire du profit (c'est tout de même une entreprise commerciale) mais également de changer les mentalités des jardiniers et de promouvoir des valeurs.

 

À l'image du potager malin modulable, conçu par un employé de l'enseigne qui nous en a présenté la genèse, tout est pensé dans la conception dans une optique responsable à la fois économiquement (la fabrication française) et écologiquement. Nous avons pu également découvrir un nouveau paillage révolutionnaire conçu également par Botanic ainsi qu'un concept de bassin avec un système de phytoépuration unique.

 

potager-malin-botanic

 

Mais le salon de l'agriculture est un paradoxe. Car non loin du stand Botanic se trouvait le clinquant stand de l'UIPP, l'Union des Industries des Produits Phytosanitaires. C'est une sorte de syndicat hyperpuissant de l'industrie des pesticides. Autre paradoxe le hall des races à viandes bovines côtoyait les stands des marques Charal et (pire) d'un stand Mc Donald. D'un côté des éleveurs passionnés, producteurs de viande de qualité et de l'autre les symboles universels de la malbouffe.

 

vache

 

Nous avons donc passé plusieurs heures par petits groupes à arpenter les allées du salon. J'ai pu faire déguster à un collègue blogueur de Savoie les bières de la brasserie de Pont-à-Mousson (ma ville). Quant à lui il m'a fait découvrir les vaches de race Abondance et le fromage qui va avec: un grand moment ! J'ai pu croiser également une ministre qui avait l'air très pressé (les ministres sont toujours pressés...): il s'agissait de Cécile Duflot, ministre du logement.

 

Mes animaux préférés furent tout de même les ovins, j'ai craqué pour cet agneau au museau tout noir.

 

agneau

 

Vers 18h nous sommes retournés sur le stand de Botanic où nous attendaient 4 invités de marque.

 

Alain Baraton, jardinier en chef des jardins de Trianon et du grand parc de Versailles depuis 1982, qui lors de son discours a volontiers taquiné son autre illustre collègue Claude Bureaux. Ce dernier a effectué une partie de sa carrière de 1983 à 2003 au jardin des plantes de Paris. Il est aujourd'hui animateur, conférencier et chroniqueur pour de nombreux médias. Ils nous ont tous deux dédicacé leur livre qui nous a été offert.

 

alain-baraton

 

Alain Baraton

 

claude-bureaux

 

Claude Bureaux

 

Autre rencontre intimidante et enrichissante, celle d'Emmanuel Bourguignon (fils de Claude et Lydia fondateurs du LAMS, Laboratoire d'Analyse Microbiologique des Sols) véritable puits de science en matière de biologie des sols grâce à ses 12 ans d'études dans ce domaine.

 

emmanuel-bourguignon

 

Emmanuel Bourguignon

 

Enfin pour finir, Jean-François Lyphout, horticulteur et président de l'ASPRO pnpp (ASsociation pour la PROmotion des Produits Naturels Peu Préoccupant) qui nous a dégrossi la législation (peu favorable) en matière de purins et autres alternatives aux pesticides chimiques. Il nous a incité à militer pour la cause des extraits végétaux, dont il est lui même producteur.

 

jean-francois-lyphout

 

Jean-François Lyphout

 

Pour être francs, nous avons tous eu du mal à nous quitter à tel point que le petit groupe qui dormait à l'hôtel, dont je faisais partie, avons fini la soirée dans un bar, non loin de la Tour Eiffel. Magique...

 

Un grand merci en tout cas à Sébastien et à Matthieu (ils se reconnaitront) pour cette journée parfaitement orchestré, pour leur gentillesse et leur accueil. Ce n'est que le début d'une collaboration enrichissante entre blogueurs et Botanic.

 

equipe-botanic

Par Hortiman - Publié dans : Visite
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Dimanche 24 février 2013 7 24 /02 /Fév /2013 17:30

De nouvelles découvertes ont été faites récemment dans la relation entre les fleurs, les abeilles et les butineurs en général. Les fleurs ont pour objectif d'attirer les insectes (mais aussi les chauves-souris et les oiseaux dans certains cas) pour être butinée et ainsi assurer la descendance des végétaux. En effet de la bonne fécondation des fleurs dépend la production de graines pour la survie des plantes, mais également la nôtre, par la production de fruits de bonne qualité.

 

abeille-butine

Entre fleurs et abeilles, c'est d'abord une séduction unilatérale.

 

Une fleur c'est beau, mais pas seulement pour nos beaux yeux de bipède. La couleur permet de guider et attirer les insectes butineurs, promesse d'un festin annoncé pour ces derniers. Certains insectes perçoivent ces couleurs plus ou moins vives uniquement dans le spectre ultraviolet, leur atterrissage sur la plante étant guidé par des lignes invisibles pour nous. c'est bien fait.

 

Une fleur cela sent bon. Mais là encore cela ne nous est pas destiné. Leur parfum peut être perçu jusqu'à 1 km par certains butineurs. Tout est fait pour les séduire.

 

Fleurs et abeilles: une communication de couple électrique.

 

Une fois dans la fleur l'abeille ou le butineur pourrait se "goinfrer" jusqu'à plus soif sur une seule fleur et rentrer à la ruche. C'est pour cela que le nectar fourni en récompense à l'abeille est quelque peu amer pour éviter qu'elle n'en prenne trop et aille voir ailleurs. Car la fleur n'est pas la fleur d'une seule abeille ou bourdon. La fleur pratique l'échangisme (???).

 

Et lorsqu'une fleur n'a plus rien à offrir, elle le fait savoir pour éviter que l'abeille ou le bourdon perde son temps. Et c'est là la géniale découverte de chercheurs de l'université de Bristol en Grande-Bretagne. En effet il y a une faible différence de charge électrique entre les butineurs et la plante. Le butineur se charge positivement en électricité statique lors de son vol, résultat de la friction entre l'air, les poussières et sa "pilosité". La plante, elle, est légèrement chargée négativement. Les scientifiques ont mis en évidence le phénomène en observant le pollen sautant sur les bourdons avant même que celui-ci ne se pose sur la fleur.

 

Lorsque le bourdon a visité une fleur, celle-ci perd sa charge négative pendant un temps signalant ainsi aux autres butineurs qu'elle est sans intérêt... Lorsque la fleur a de nouveau du nectar à offrir, sa (re)charge électrique leur indique qu'elle peut être butinée de nouveau. Mais ceci n'est qu'une hypothèse, car il semblerait que le temps de "recharge" de la fleur dépende de l'espèce et non de la quantité de nectar disponible. Des recherches complémentaires vont être menées prochainement pour mettre à jour ce phénomène de recharge ainsi que le dispositif biologique permettant aux bourdons (objet de l'étude) de détecter cette charge électrique.

Par Hortiman - Publié dans : Actualités
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 24 janvier 2013 4 24 /01 /Jan /2013 15:24

Icône blog actuIl y a quelques semaines l'enseigne de jardin Gamm Vert annonçait le rachat pour une coquette somme du site plantes-et-jardins.com. Ceci est la face visible de la nouvelle stratégie de communication des grandes enseignes de jardinerie qui tentent de toucher un public qui leur échappe: les web-jardiniers.

 

Ces jardiniers connectés qui ont quelque peu perdu confiance en les conseils des vendeurs cherchent des astuces auprès d'autres jardiniers plus expérimentés via leur PC. Étrangement des liens se sont créés entre eux à travers le web, des communautés se sont constituées autour de forum, de blogueurs ou d'experts autoproclamés. Pourtant, sur internet, il est difficile de vérifier les références et le sérieux de son conseiller du jour. Malgré tout une certaine forme de confiance s'installe entre tous ces interlocuteurs hétéroclites.

 

Les vendeurs de jardineries, accusés par une catégorie de jardinier, de ne pas prodiguer des conseils désintéressés ou de pousser à la consommation ont au fil des années perdu en crédibilité. Ces vendeurs sont pourtant formés, alors ou est le problème ? Le secteur de la jardinerie n'est pas le seul concerné, internet ayant profondément changé les modes de consommation. Le web est devenu expert en tout 24h sur 24 et 7 jours sur 7.

 

jardinerie-web

 

Les jardineries l'ont désormais compris et adaptent leurs stratégies de communication pour capter cette audience. Elles ont bien sûr leur propre site internet à leurs couleurs, mais visiblement il leur faut étendre leur influence au-delà pour atteindre un public inaccessible. Ces nouvelles stratégies des jardineries c'est un peu comme les mycorhizes chez les plantes. Il s'agit d'établir des partenariats profitables avec des acteurs du web, grand ou petit, pour capter l'attention des consommateurs dans les moindres aspérités du marché et surtout ceux inaccessibles par des actions de promotions traditionnelles.

 

Gamm Vert a lui choisi de casser la tirelire et de s'offrir un géant français du web, plantes-et-jardins.com et son million et demi de visiteurs uniques par mois. Botanic opte pour une autre stratégie dont je peux vous parler puisque je suis directement concerné.

L'enseigne spécialisée dans le bio et l'écojardinage est en train de s'associer à un groupe de blogueurs triés sur le volet dans l'objectif non avoué est d'atteindre l'audience de ceux-ci. Pour ma part cela représente sur tout mes sites jardin environ 5000 à 6000 visiteurs uniques par mois. D'autres blogueurs associés à Botanic font sans doute encore mieux en terme de fréquentation, mais au total on est loin du million de plantes-et-jardins.com. Alors quel intérêt ? L'intérêt est dans le type très spécifique de cette audience qui est très orientée jardinage écologique. Résultat, moins d'argent dépensé par l'enseigne, mais une efficacité accrue en terme de communication, car le public est très ciblé...

 

Ayant été contacté à la fois par Gamm Vert et Botanic j'ai choisi le partenariat avec le second en raison de leur politique et philosophie commerciale courageuse en faveur de l'écologie.

 

 

Par Hortiman - Publié dans : Actualités
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Samedi 24 novembre 2012 6 24 /11 /Nov /2012 14:20

Icône blog chroniqueLorsque j'étais (plus) jeune, disons 12 ans, je n'avais pas les moyens de jardiner autrement qu'en cultivant des plantes sauvages. Ce n'était pas avec 30 francs d'argent de poche par mois que je pouvais m'acheter graines et plantes pour assouvir une passion naissante et dévorante pour le jardinage.

 

Lorsque mes parents ont emménagé dans leur maison, ils m'avaient attribué un lopin de terre d'une dizaine de mètres carrés dans lequel je cultivais ce que l'on appelle aujourd'hui grossièrement des mauvaises herbes. Ce mini-jardin je le trouvais beau, car c'était le mien, rien qu'à moi... Avant de faire des études horticoles, bien après, j'ai donc commencé à étudier la flore sauvage avec l'innocence de mon jeune âge et un unique livre (que je possède encore) s'appelant "Flore d'Europe".

 

Avec le recul j'admire aujourd'hui le côté malin et en fin de compte en avance sur mon temps de ma démarche de l'époque. J'observais les plantes vendues en jardinerie et essayais de trouver un équivalent, gratuit, dans la nature. Voici un exemple: j'ai cherché une plante, pour mettre dans mon petit jardin, semblable au muflier. C'est ainsi que je découvris une petite plante sauvage aux fleurs jaunes quasiment identiques aux mufliers: la linaire commune. M'étant rendu compte que les prélever dans la nature et les repiquer dans mon bout de terrain n'était pas très concluant je récoltai les graines de la dite plante pour la cultiver avec succès, pour le plus grand désespoir (et un peu d'amusement) de mes parents ne comprenant pas cette passion pour les mauvaises herbes...

 

coquelicots

 

Pourquoi je vous parle de tout cela ? En fait ces souvenirs sont remontés à la surface il y a peu de temps à la faveur d'un échange avec un chargé de mission de la chaine de jardinerie botanic avec laquelle un partenariat a été tissé dans le cadre d'échanges avec certains blogueurs. Ils m'ont demandé ce que je pensais de l'espace destiné aux haies vives qu'ils avaient mis en place sur leur site. Botanic proposait des arbustes, certes très jolis, mais que des variétés horticoles. Or les variétés d'arbustes horticoles n'ont pas une valeur écologique optimale par rapport à des arbustes dits "sauvages" que l'on trouvait jadis dans les nombreux bocages. Je leur ai donc répondu: pourquoi ne pas intégrer des végétaux "non horticoles" à leur gamme pour accentuer l'aspect biodiversitaire. En même temps je suis demandé s'il existait des producteurs assez fous pour cultiver des arbustes sauvages et les vendre à une jardinerie.

 

La réponse m'est venue 3 semaines plus tard en lisant le lien horticole (presse professionnelle) du 14 novembre 2012. Un article sur une jeune pépinière à Bruz, au sud de Rennes (35) a retenu mon attention. Floridée'o, la pépinière en question, dirigée par Mathilde Radenac et Thao Ngo s'est spécialisée dans la culture de plantes sauvages locales. Grâce a des conventions passées avec des communes les deux créatrices de cette pépinière récoltent des boutures et des semences en milieu naturel pour en faire la culture. Les plantes ainsi obtenues sont vendues à des écojardiniers, des écoconcepteurs, des communes, paysagistes et aux particuliers lors de foires aux plantes.

 

Mais les jardiniers et consommateurs d'aujourd'hui sont-ils prêts à acheter ce type de plantes ne correspondant pas aux canons de beauté végétale actuelle. Seriez-vous prêt à payer pour acheter une plante ou un arbuste que vous trouveriez à l'état naturel dans une forêt ou une prairie près de chez vous ?

 

  Crédit photo: © Željko Radojko - Fotolia.com 

Par Hortiman - Publié dans : Chronique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Blog compensé carbone

bonial – catalogues, promos en ligne sans papier

Recherche

Profil

  • Hortiman
  • Le blog Conseils Jardin Fleurissement par Hortiman
  • Homme
  • curieux créatif paysagiste observateur horticulteur
  • Horticulteur de formation, j'ai une passion dévorante pour le fleurissement des espaces verts qu'ils soient privés ou publics. Le tout avec un fort engagement pour l'écologie ce qui devient de plus en plus une obsession pour moi...

Syndication

  • Flux RSS des articles
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés