Partager l'article ! Traitements chimiques des végétaux dans les lieux publics: des mesures sont prises: Si vous êtes une maman soucieuse de la santé de vos e ...
Si vous êtes une maman soucieuse de la
santé de vos enfants et possèdant un jardin vous pratiquez sans doute le jardinage bio et inculquez certaines valeurs écologiques à vos bouts-de-choux. Mais la ou il y a de la végétation et des
jardiniers peu scrupuleux les pesticides ne sont pas loin. En effet cet été suite à un article que j'ai écrit dans le webzine sur la bifenthrine (un insecticide puissant), un de mes
lecteurs me fit part de l'histoire suivante:
habitant dans une résidence en coproprièté son syndic a mandaté une entreprise pour débarasser les végétaux de la proprièté de quelques menus insectes à l'aide de produits disons "pas très catholiques". C'est contestable certes mais ce n'est pas le pire... La pulvérisation du pesticide, en raison de la situation géographique du terrain a eu lieu en bordure d'une école primaire le jour de la rentrée et... à l'heure de la rentrée. Suite à mes conseils il s'est renseigné auprès du service compétent de la mairie (une ville très connue) pour savoir si une déclaration préalable avait été déposée. Réponse évasive et non moins inquètante d'ignorance du service en question...
Et c'est ainsi que j'apprends quelques semaines plus tard la publication au Journal Officiel d'un arrêté datant du 28 juillet 2011 "relatif à l'interdiction d'utilisation de certains produits phytos (pesticides) dans des lieux fréquentés par le grand public ou des groupes de personnes vulnérables". Cela est une bonne chose mais un détail me chagrine: la distinction entre grand public et personnes vulnérables (enfants, personnes agées, malades).... Des pesticides c'est dangereux quelque soit le public visé.
Bref l'arrêté est drastique en ce qui concerne les lieux accueillant des enfants (écoles, aires de jeux) ainsi que les hopitaux, maisons de retraite: pas de traitement à moins de 50 mètres des zones concernées. Un arrêté sans doute élaboré par des politiques vivant en ville car des études (faites par des écologistes) ont montré qu'en zone rurale on pouvait voir des résidus de pesticides pulvérisés sur les champs aller bien au dela du kilomètre. Donc pour les écoles dans les petits villages entourés de champs ou encore pour les maisons de retraite à la campagne la règle du moins de 50 mètres cela fait un peu léger. Mais en France s'attaquer aux pratiques agricoles contestables c'est anti-électoral et polémique...
Donc dans cette zone de 50 mètres seul sont autorisés les produits dénués de classement toxicologique ou ceux comportant des mentions de risque "écotoxicologique" (dangereux pour la nature mais pas pour l'être humain).
Pour le reste du public (non-vulnérable) seul les produits considérés comme cancérigènes, mutagènes ou reprotoxiques sont interdit. D'autres sont autorisés sous condition d'éviction du public des parcs, jardins et espaces verts ou encore terrains de sports pendant l'opération de traitement. Un délai doit être observé avant réouverture des sites qui varie de 6 à 48 heures selon les produits. Et ces produits autorisés sous cette condition peuvent être classé E (explosifs) T et T+ (toxique et très toxique) et certains Xn (nocif)....
Pour en revenir à la petite histoire de mon lecteur en debut de cet article la loi n'englobe pas ce cas car le traitement a lieu dans une proprièté privé, la loi des 50 mètres ne s'appliquant pas au dela de "la limite foncière" des établissements concernés (école ou autre).
Qui a dit que c'etait facile de faire des lois ?
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