Partager l'article ! Les abeilles n'aiment pas les jardins bourgeois...: Des chercheurs de l'université de Leeds en Angleterre ont publié une étude portant sur ...
Des chercheurs de l'université de Leeds
en Angleterre ont publié une étude portant sur la localisation des essaims d'abeilles dans les villes. Or il semblerait que les abeilles apprécieraient plus facilement les jardins des
zones défavorisées de la population humaine que les quartiers aisés.
Même sans étudier les populations d'abeilles comme ces universitaires l'ont fait ce résultat pouvait être obtenu par une simple déduction en observant le marché du jardinage en France comme à l'étranger...
Je m'explique. Le jardin est un loisir de luxe où les consommateurs les plus "riches" (je mets entre guillemets...) achètent des plantes à forte valeur ajoutée à savoir des annuelles ou autres plantes exotiques qui ne sont pas endémiques à l'écosystème de leur jardin et qui plus est de leur région. Ces végétaux sont bien souvent des plantes fleuries modernes, hybridées, aux fleurs stériles et par conséquent boudées par les abeilles.
Autre facteur qui pourrait être considéré comme anecdotique: la pelouse. Les jardiniers les plus aisés sont des "fana" des pelouses parfaitement vertes anabolisées à coup d'engrais azoté où les mauvaises herbes sont quasiment absentes. Or les mauvaises herbes (pâquerettes, pissenlits, trèfles,...) dans une pelouse c'est de la biodiversité et donc de la nourriture variée pour les butineuses.
Pour les jardiniers les plus modestes la pelouse n'est pas ré-ensemencée tout les 3 ans et pour le fleurissement il est plus économique de semer une pelouse extensive (prairie fleurie) et de faire pousser des fleurs simples (mais qui ont leur charme) comme des soucis et autres capucines ou bourraches.
Pour faire une métaphore, dans la nature comme chez les hommes les milieux les plus riches (non pas financièrement mais culturellement) se trouve dans les zones en friches pour les abeilles et en banlieue pour les hommes (qui sont devenues également des friches sociales). Pour faire simple il y a sans doute (d'après cette étude anglaise) plus de [bio]-diversité en Seine Saint-Denis qu'à Neuilly. Je parle bien de diversité végétale et animale... Et la diversité c'est toujours de la richesse mais pas au sens capitaliste du terme.
NOTE de l'auteur: en cette période électorale toute allusion politique que vous auriez perçu dans cet article n'est que pure coincidence et non-volontaire. Enfin presque....
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