Mardi 31 août 2010 2 31 /08 /Août /2010 10:38

Icône blog humeurLa fin de l'été approche, la rentrée également ce qui explique que nos boites aux lettres soient envahies de publicités. Passons sur les fournitures scolaires qui ne nous intéressent guère dans ce blog et allons directement aux pubs pour le jardin...

 

J'en prends une au hasard....  première page, promo sur les arbustes d'ornement à planter à l'automne: normal. Seconde page, promo sur divers materiel: là encore c'est normal. C'est alors que la troisième page se présente: les produits de traitement: arrrgh quel horreur!!!

 

Cette page présente ce qui ce fait de mieux dans un laboratoire de petit chimiste (façon savant fou...): des désherbants (plein de désherbants), des produits anti ceci, des produits anti cela, des engrais gazon. En plus la jardinerie nous gratifie de fiches conseils (à retirer en magasin) pour bien les utiliser.

 

Prenons l'exemple du désherbant X: "désherbant express, replantez 4 jours après l'application". En psychologie on appelle cela de la pensée magique. En effet on implante dans la tête du consommateur l'illusion que le produit disparait comme par magie au bout de quatre jours: en language cinéphile j'appelle cela de "l'inception". C'est évident que le truc du vinaigre qui permet de désherber les allées de manière biologique parait moins "sexy" et en plus cela ne rapporte rien aux industries idoines (sauf aux fabricants de vinaigre!).Icones produits tox

 

Le couple pesticide et marketing est donc infernal. En effet pour figurer en bonne place dans ces prospectus les marques payent. Et les labos qui produisent les solutions bio n'ont pas toujours le budget publicité conséquent pour cela. Seul les grandes marques disposant des moyens nécessaire (et ayant une gamme bio) le font.

 

Il existe de nombreuses petites sociètés qui exploitent des solutions respectueuses de l'environnement qui mériteraient plus qu'une petite brève dans les magazines pour se faire connaitre. Mais les choses ont du mal à changer....

Par Hortiman - Publié dans : Humeur de jardinier
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Mardi 24 août 2010 2 24 /08 /Août /2010 14:16

Icône blog conseils jardinA la fin Août les massifs de fleurs n'ont plus le lustre du mois de juillet. Les journées raccourcissent, les nuits deviennent fraîches (enfin, pas dans toutes les régions...). Les plantes n'aiment pas cela et commencent à se mettre en tête qu'elles sont au crépuscule de leur vie.

 

La floraison est hésitante, les feuilles jaunissent, se tâchent: comme disait mon grand-père "les carottes sont cuites !". Alors non, la saison estivale n'est pas finie, chassons ces idées moroses de fin de vacances et de rentrée difficile pour nous occuper de nos jardins.

 

Commencez par enlever le plus possible de fleurs fanées car la production de graines épuise la plante et provoque sa mort à petit feu. Trop de fleurs à ôter ? Alors taillez dans le vif en élaguant certaines annuelles avec une petite cisaille à gazon: des plantes buissonnantes comme les Anthémis se prêtent à cette pratique.

 

Certaines graminées annuelles ( Lagurus, Briza,...) peuvent être complètement jaunies: arrachez les et faites des bouquets secs avec des statices (Limonium sinuatum) par exemple.

 

Au cours de l'été la terre des massifs et des jardinières, suspensions s'est appauvrie. Apportez un engrais à action rapide au substrat préalablement humidifié pour éviter tout risque de brûlure. N'oubliez pas d'arroser régulièrement les pots et jardinières car même s'il pleut, le volume de végétation empêche l'eau de pénétrer jusqu'aux racines.

 

Otez les mauvaises herbes dans les massifs et binez les abords de vos compositions pour redonner un "coup de neuf".

 

Fauchez votre prairie fleurie si ce n'est pas déjà fait.

 

Après toutes ces actions vos massifs devraient vous offrir un dernier baroud d'honneur avant les premières gelées.

P1000458web

 

Par Hortiman - Publié dans : Conseils jardin
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Mardi 10 août 2010 2 10 /08 /Août /2010 09:25

Icône blog ecojardinageBien souvent, lorsqu'on parle d'insectes à un jardinier il pense tout de suite aux pucerons, aux doryphores ou encore à diverses chenilles gloutonnes. Mais il s'avère que nous connaissons mal la faune qui parcourt nos jardins.

 

Lors de mes études horticoles j'ai surtout été formé pour reconnaitre les ravageurs des cultures et notamment ceux qui sévissent sous abris (sous serres). A l'époque ce qu'on appelait la PBI (Protection Biologique Intégrée) en était qu'à ses debuts et encore une fois on étudiait surtout les auxiliaires qui étaient commercialisés à ce moment là (pas beaucoup comparé à aujourd'hui...).

 

Mais dans nos jardins il existe une multitude d'organismes et la majorité reste très discrète, ne se faisant que très peu remarquer. Ces insectes utiles que nous aperçevons parfois, nous ne connaissons pas leur nom ni leur habitat ni leurs habitudes alimentaires. Ils sont souvent victimes des habitudes des jardiniers génocidaires ignorants qui assassinent sans se douter des insectes qui sont là pour les aider dans leur lutte.

 

Même moi, pourtant formé et curieux par nature, je me découvre chaque année de nouveaux amis "minuscules". Certains ressemblent comme deux gouttes d'eau à leur cousins nuisibles comme la larve de la coccinelle "cryptolaemus montrouzieri" que l'on prendrait facilement pour une cochenille.

 

Dans la catégorie des pollinisateurs tout le monde connait les abeilles et les bourdons mais il en existe différentes espèces. Pour les bourdons il existe le bourdon terrestre (le plus commun) mais egalement le bourdon des champs (Bombus pascuorum),  le bourdon des pierres (bombus lapidarius) ou encore bombus hortorum,....

 

Alors soyez curieux, procurez vous des livres sur le sujet (l'entomologie n'est pas qu'affaire de spécialistes...), faites des recherches sur le web... Pour ma part je préfère les livres (ma collection préfèrée est les guides du naturaliste aux éditions delachaux et niestlé - photo ) qui permettent de faire une première identification grâce aux illustrations (et ce, directement dans le jardin) puis j'approfondis ma recherche sur le web.

 Livre insectes

 

Pas besoin d'aller en Afrique pour faire un safari car votre jardin contient de "grands fauves minuscules"...

Par Hortiman - Publié dans : Eco-jardinage
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Jeudi 29 juillet 2010 4 29 /07 /Juil /2010 14:55

Icône blog ecojardinageL'affaire du purin d'ortie avait fait grand bruit dans le monde du jardin en 2006. A l'époque ce dernier avait été considéré par la législation française comme les pires pesticides que l'on puisse trouver dans le commerce. Il est alors devenu un symbole de la lutte ou plutôt pour l'existence de produits naturels destinés à la protection des plantes.

 

Le problème est complexe car plusieurs législations coexistent, à savoir celle de l'Europe et celle de la France beaucoup plus restrictive. L'apparition de ces nouveaux remèdes pour la santé de nos plantes nécessite la création de nouvelles catégories de produits, différentes des catégories de pesticides classiques. Le but étant d'en faciliter l'homologation pour la mise sur le marché.

 

Cependant, dans notre beau pays, il semblerait qu'il y ait un problème de lobbys auprès des politiques et des législateurs dont le purin d'ortie en est devenu un symbole. Donc en 2006 toute personne faisant la promotion (dans un but commercial) de la mixture était devenu un hors la loi.

 

Mais vous allez me dire qu'on trouve des préparations de purin d'ortie en jardinerie... Il s'avère que c'est interdit mais toléré. C'est à ne rien y comprendre.

 

Dernier épisode en date, au début de l'année le purin a été, semble-t-il, placé dans le groupe des "préparations naturelles peu préoccupantes". C'est en fait une catégorie placée à cheval entre deux autres catégories: les bio-pesticides (d'origine naturelle) et les phytostimulants.

 

Or il y a une grosse différence entre les deux, les premiers étant nocifs pour l'environnement (malgré leurs origines naturelles) et les seconds étant dénués de tout effet toxique (ce qui est le cas de l'ortie).

 

Quelle conséquence pour le jardinier qui fait son propre purin ? Aucune jusque là car la recette du purin est du domaine publique. Mais sa commercialisation nécessite une homologation, dont le tarif (en France) est si prohibitif, qu'aucune société n'oserait en payer le prix: ce n'est pas la même situation chez nos voisins allemand.

 

Mais le purin d'ortie est l'arbre qui cache la forêt...

 

Par Hortiman - Publié dans : Eco-jardinage
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Jeudi 22 juillet 2010 4 22 /07 /Juil /2010 11:22

Icône blog chroniqueLe monde des insectes est un monde cruel mais fascinant et grâce aux méthodes biologiques de lutte, on peut observer une véritable guerre en votre faveur. Le théâtre des opérations est une suspension plantée de Calibrachoas et d'une Ipomée batatas.

 

Tout avait bien commencé, le printemps venu la suspension a été planté de végétaux sains et très prometteurs. Placée contre un mur de la maison orienté au Sud la suspension s'est développé sans encombre et très rapidement: elle faisait ma "fierté".

 

Après un mois de mai tranquille la chaleur est arrivée à la mi-Juin et les pucerons avec.... Un petit traitement aux pyrèthrines naturelles et les sales bêtes sont passées de vie à trépas. Cependant elles sont revenues, suçant goulûment la sève du Calibrachoas et de l'Ipomée: un vrai festin. Alors re-pyrèthre mais rien n'y fait, les pucerons reviennent à chaque fois.P1000371

 

En plus de cela une attaque virulente d'araignées rouges (acariens) sur l'ipomée vient se rajouter à mon désarrois. Ne voulant pas traiter en chimique, j'ai sorti l'arme secrète: l'infusion d'ail. Après une pulvérisation de ma mixture nauséabonde les acariens ont vite déserté: VICTOIRE!!

 

Cependant les pucerons faisaient encore des "choux gras" de mon Calibrachoas malgré la lutte éthologique mise en place (pièges jaunes englués). Donc changement de stratégie: arrêt complet des traitements au pyrèthre naturel (qui bien que naturel n'est pas inoffensif).

 

C'est alors que j'ai vu le petit manège des insectes auxiliaires menant la guerre à ma place. Cela a commencé par des larves de coccinelles puis par d'autres plus rares: les ichneumons suspiciosus ( première photo ci-dessous - qui est pourtant réputé pour être un ennemis des chenilles et pas des pucerons). Et puis les syrphes ( seconde photo ci-dessous) se sont jointes à la petite fête.P1000375

 P1000379

Certes ma suspension n'a plus aussi bonne mine, mais je laisse la nature faire son travail et je passe parfois de longues minutes à voir ces pucerons se faire massacrer par des auxiliaires méticuleux...

 

La nature est bien faite.

Par Hortiman - Publié dans : Chronique
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Samedi 10 juillet 2010 6 10 /07 /Juil /2010 09:59

Icône blog conseils jardinL'arrosage du jardin c'est tout un art, surtout en période de canicule. Irrigation du potager, des massifs, des jardinières et suspensions... Tout cela demande une gestion des apports d'eau selon chaque cas pour optimiser l'efficacité de vos actions et préserver la ressource.

 

L'arrosage doit répondre à trois questions, à savoir où, quand, comment.

 

  Où...

 

On arrose pas les plantes n'importe comment, en prenant le jet d'eau et en aspergeant tout ce qui se trouve à proximité. Certaines plantes ne supportent pas l'eau sur les feuilles (Géraniums, tomates, cucurbitacées,...) d'autres sur les fleurs (Pétunias, Bégonias tubereux,....). Les premières pour des raisons phytosanitaires (l'eau sur le feuillage provoque des maladies) et les secondes pour des raisons esthétiques ( en général les fleurs de grande taiile ne supportent pas l'eau).

De plus si vous arrosez le soir avec de l'eau, qui peut être froide, sur un feuillage (ou des racines) surchauffé par le soleil estival vos plantes risquent de ne pas apprécier. Vos plantes sont comme vous elles peuvent risquer l'Hydrocution!!

 

Quand...

 

Il existe plusieurs écoles pour savoir quand arroser: il y a les partisans du soir et du matin. Pour ma part je préfère le soir pour une simple raison: les plantes ont toute la nuit pour absorber l'eau et se rafraichir. L'arrosage du matin ne leur profite pas autant car canicule oblige, elles se mettent en "sécurité" dès que la température dP1000647 copieépasse un certain seuil. En effet elles stoppent (ou plutôt diminuent) leur métabolisme ( échanges gazeux, transpiration réduite,...) pour limiter les pertes d'eau. Pour une raison que je n'expliquerai pas ici l'arrêt de ces mécanismes provoque une importante diminution de la quantité d'eau absorbé la journée ( c'est ce qui rend l'arrosage du matin moins "rentable").

Par contre les partisans du matin affirment que l'arrosage du soir favorise les maladies car le feuillage reste humide toute la nuit. La vérité est ailleurs...

 

Comment...

 

Le "comment" dépend du "où" et du "quand" sachant que toutes les plantes ne s'arrosent pas de la même façon: arrosage automatique avec goutte à goutte, le traditionnel pistolet, l'arrosoir, toutes les techniques doivent être utilisées.

Le bon dosage est affaire d'expérience et un cours complet (surtout sur un blog) ne saurait vous apprendre l'art de l'arrosage.

 

Un conseil cependant concernant l'irrigation des jardinères et suspensions: même s'il fait très chaud ayez la main légère dans les contenants à réserve d'eau. En effet pour la raison évoquée plus haut (ralentissement du métabolisme des végétaux) toute l'eau apportée ne sera pas utilisée la journée et risque de provoquer des asphyxies racinaires et provoquer des pourritures: si vos Pétunias retombants flétrissent ce n'est peut être pas par un manque d'eau mais par excés.

Par Hortiman - Publié dans : Conseils jardin
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Samedi 3 juillet 2010 6 03 /07 /Juil /2010 14:11

Icône blog actuThompson & Morgan, le célébre grainetier anglais pour jardinier amateur rapatrie ses sites français et allemand à l'international. Il faut croire que la crise est également passée par là car les raisons invoquées sont d'ordre économique.

 

Disparition donc du site français et en français ce qui ne réjouira pas les anglophobes. En effet le site international sera 100% dans la langue de Shakespeare ainsi que les noms de plantes (qui sont parfois différents des noms français). Heureusement un lexique indiquera les correspondances... ouf, nous voilà sauvés!!

 

Logo T&MEn contrepartie T&M annonce un enrichissement du catalogue d'environ 1400 variétés supplémentaires ( soit au total 2000 variétés)

 

L'adresse française du site renvoie désormais à l'adresse suivante http://www.tandmworldwide.com/

 

Il est vrai qu'il fallait s'y attendre car le catalogue papier avait déjà été supprimé cette année.

 

Les jardineries de l'héxagone qui le faisaient déjà continueront à distribuer un échantillon du catalogue dans leur rayon de semences.

 

.

 

 

Par Hortiman - Publié dans : Actualités
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